roliste
Alors que je m’ennuyai ferme chez moi un dimanche après-midi après une bonne sieste, une question s’est imposée à moi.
Un rôliste c’est quelqu’un qui fait du jeu de rôle, n’en faisant plus jusqu’à nouvel ordre, principalement par manque de temps, en suis-je toujours un?
J’ai envie de répondre oui car être rôliste c’est plus qu’aimer un hobby, c’est plus qu’une passion, c’est un mode de vie.
A l’époque bénie où je passais mes jours entiers à lancer des dés sur les bancs du lycée, je pouvais à vue d’oeil reconnaître un véritable rôliste et pas seulement -grâce- à cause de son look particulier, mais parce que quelque part nous partageons quelque chose, nous sommes une communauté.
Au delà du jeu de rôle et de ce qui s’en approche, un rôliste c’est quoi? 

  • quelqu’un de cultivé : que ça soit via les jdr historiques ou la littérature fantastique, le rôliste sait plein de choses sur les animaux, l’histoire, la medecine etc etc. Bien sur ce n’est pas un expert dans ces nombreux domaines mais il a en général une bonne culture générale.
  • quelqu’un de social : au minima, le rôliste moyen doit pouvoir décrire à quoi ressemble son personnage et ses différentes actions, même les plus timides d’entre nous sont tout à fait capable de s’en sortir dans la plupart des discussions (surtout si on parle troll ou vampire mais bon)
  • quelqu’un de drôle : ou pas, tout est dans la définition de ce qu’est l’humour, mais en général nous autre rôlistes avons un humour bien particulier, suffit de voir par exemple Croc (auteur d’in nomine satanis) ou Pen of Chaos (inventeur de naheulbeuk) et leurs vannes légendaires pour comprendre cette patte d’humour bien rôliste.
  • quelqu’un d’imaginatif voir d’intelligent : le jeu de rôle étant un loisir qui repose sur les facultés mentales des participants, je ne voudrais pas me vanter mais niveau imagination ou intellect même le rôliste se positionne bien (dans la majeure partie des cas, on a aussi des idiots hein pour jouer les gros bras^^)

La liste n’est bien sure pas exhaustive et pour toutes ces raisons, je me considererai comme un rôliste jusqu’à ma mort et même au delà (ne dit-on pas que l’âme est éternelle?).
De plus, sans véritablement jouer autour d’une table avec des vrais gens, je continue de faire du jeu de rôle, j’imagine, j’invente, j’écris, je pense jeu de rôle tous les jours que dieu fait. Ca peut être l’image d’un beau combat alors que je commate dans le métro, ou bien l’ascenseur de ma boite qui explose, ça peut être une histoire d’amour eternelle fin bref, je pense jeux de rôle donc je suis rôliste sera la conclusion de mon article, sur ce je vous laisse, mon jdr amateur m’attend…



Share and Enjoy:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Tumblr
  • Twitter

3 Responses to “rôliste un jour, rôliste toujours”

  1. Tu es très optimiste. En trente ans de « carrière », j’en ai connu une bonne dose qui avaient la culture générale d’une huître morte, le côté social d’une bombe à fragmentation, un humour pire que le mien et autant d’imagination qu’un rapport comptable. Souvent les quatre ensemble.

  2. Je suis d’accords sur le sentiment d’identité rôliste chez les anciens, mais pas sur le reste.

    En fait, je crois pas qu’il y ait de caractéristique majeur qui différencie les rôlistes des non rôlistes. Je pense que tu négliges le fait que les non rôlistes font des choses aussi pendant que nous rôlons.

    Par exemple, le rôliste serait quelqu’un de cultivé parce qu’il fait des jeux historiques ou qu’il lit du fantastique ? Mais pendant ce temps, tel non rôliste fait des maquettes d’avions (il apprend donc sa constitution), tel autre va au cinéma voir des films pas plus bêtes qu’un scénario de JdR.

    De même, d’autres activités sont sociales et/ou créatives et donc développe ces aspects. Enfin, sur l’intelligence supposée des rôlistes, elle est surement développée par le JdR, mais surement pas plus que par tout un tas d’autres activités.

    Dans son bouquin sur le JdR, Laurent Trémel montre que les seules caractéristiques qui différencie en moyenne la population rôliste avec la moyenne des non rôlistes sont les suivantes :
    - ils lisent plus de livres fantastiques/sf
    - ils ont de moins bons résultats scolaires
    - ils sont plus critiques à l’égard de la société
    - ils aspirent à des métiers intellectuellement valorisés (ces trois dernières caractéristiques étant éventuellement liées : je suis critique à l’égard de la société car j’ai de hautes aspirations que mes résultats ne me permettent pas d’obtenir)

    Après, il ne faut pas oublier que si on compare les caractéristique des pratiquants de n’importe quel loisir avec la moyenne du reste de la population, des différences ressortent forcément.

Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

© 2012 Carnet d'un jeune rôliste Suffusion theme by Sayontan Sinha