Dans le cadre d’une campagne “moi, rôliste” initié par un confrère rôliste qui répond au doux pseudonyme d’alias (le lien initial ici et pour ajouter des témoignages ), le but de cet article est de vous parler de mon expérience personnelle du jeu de rôle en tant que loisir, et ce qu’il a pu m’apporter de positif (ou négatif, soyons honnêtes), faisant ainsi un contre écho aux nombreux articles d’intégristes chrétiens crétins qui le descendent en flèche pour des motifs obscurs.

Des études parfois laborieuses

Vais tout de suite me débarrasser du négatif avant de passer à la suite. Le jeu de rôle est un loisir génial et super prenant. Ca m’est arrivé dans mes années lycées d’y jouer 24/24 7j/7j, le week end chez moi avec les amis, le soir sur msn avec les mêmes amis, en classe avec mes camarades…
Du coup, le redoublement de ma terminale est imputable directement à mon loisir favori mais ça aurait été exactement la même chose si j’étais trop sorti en boite, avait fait trop de sport en négligeant mes cours etc etc

Confiance en soi

A l’époque du collège et avant ma découverte du loisir, j’étais un peu le souffre douleur de mes petits camarades et j’avais développé une profonde timidité.
Faire du jeu de rôle à mon entrée au lycée m’a forcé à m’ouvrir aux autres et à m’exprimer car jouer c’est parler et si on parle pas, bin on s’amuse pas.
Du coup, en peu de temps le jeu de rôle m’a totalement guéri de ma timidité, ça m’a permit par la suite de me trouver de nombreux amis, quelques chéries et bien plus tard de tout déchirer en entretien d’embauche (je me vends d’ailleurs mieux que je ne bosse par la suite, c’est dire)

Un certain talent pour l’écriture

Je ne suis certes pas un tolkien ou une jk rowling (quoique pour cette dernière^^) mais à force de préparer des scénars, écrire du background pour mes perso, faire du jeu de rôle en ligne, j’ai développé certaines facilités pour l’écriture.
Ca m’a permis entre autre de cartonner dans les écritures d’inventions au lycée pour le bac blanc de français et le jour ou je serai moins fainéant je pourrai même devenir un écrivain ma foi très correct (enfin je crois, j’espère soyons modeste)

Passion pour la lecture

Un jeu de rôle c’est souvent un livre de base qui présente l’univers dans lequel on joue ainsi que les règles pour y jouer puis quelques suppléments pour rajouter des choses si le jeu en lui même ne suffit plus aux joueurs.
Un livre de base c’est facile 300-400 pages , et faut pas forcément tout lire mais au moins une grande majorité de l’ouvrage pour pouvoir commencer à jouer. De plus, les jeux de rôle s’inspirent souvent d’univers litteraires (tolkien, lovecraft ou autre) et donnent souvent envie de s’y interesser de plus près. Par exemple dans la section inspirations en introduction au jeu vampire la mascarade, y a pas mal de films et autres romans à lire.
Là actuellement je lis les annales du disque monde de terry pratchett que je n’aurai jamais découvert sans l’apport du jeu de rôle pourtant c’est excellent.

Protection

Ce loisir sain qu’est le jeu de rôle m’a pris pas mal de temps et m’a protégé de bien d’autres choses.
Adolescent adorable, je n’ai jamais eu de relations non protégées, je n’ai pris aucune drogue alors qu’un camarade non rôliste était à environ dix joints la semaine, bien plus en soirée ou le week end.
Me suis jamais battu non plus, bref je pense que mes parents étaient content que je fasse du jeu de rôle au final.

Souvenirs souvenirs

De très nombreux bons souvenirs me viennent de parties de jeux de rôle entre potes, de la pizza mal réchauffée, des lancers de dés, des fous rire, des discussions houleuses bref ça me manque quoi.

Pour conclure merci le jeu de rôle !

Grog8

Article pour d’éventuelles personnes qui seraient potentiellement intéressées par découvrir le jeu de rôle mais qui hésitent, voir peut être quelques rôlistes, j’aimerai juste parler de tous les petits plaisirs qui accompagnent une partie de jeu de rôle. Je ne parlerai pas système de jeu ni règles techniques, mais bien tout ce qui va autour, du genre de :

  • moment de se retrouver : souvent on joue une fois par semaine, une fois par mois et c’est le moment de tous se retrouver autour d’une table. De nombreux joueurs se dispersent au début en racontant leur semaine de boulot ou autre.
  • goûter : sur toute bonne table de jeu de rôle qui se respecte, on trouve à coté des dés et des fiches de personnages à boire et à manger. Ca peut être une bouteille de coca, des bières, avec des chips ou autre (une ex était devenue maître par exemple en confection de cookies à la noix de coco, j’aime pas trop mais bon c’est comme la sodomie, quand c’est bien fait ça passe hihi)
  • rires : que ça soit dans le cadre de la partie (échec critique ridicule, personnage non joueur plein d’humour) ou en dehors (vannes, blagues potaches), chaque partie de jeu de rôle est pretexte à la grande rigolade.
  • sortie : très souvent on a besoin d’un local pour jouer et la majorité des joueurs vont donc devoir s’y rendre et ça fait du bien de sortir un peu, même si c’est pas loin, prendre l’air tout ça tout ça.
  • rencontres : le jeu de rôle est un loisir qui facilite les rencontres de tout type. En convention ou en club, il est pas rare de jouer avec des inconnus et il est facile via les interactions “in game” de sympathiser. Par expérience  c’est redoutablement efficace, j’ai ainsi connu mon meilleur ami par ce biais, ainsi que trois de mes ex…

Si avec tout ça, vous n’avez pas envie de vous mettre au jeux de rôle…

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